Jean-Louis VERET (1927-2011) - Lot 77

Lot n° 77
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Estimation :
200 - 300 EUR
Jean-Louis VERET (1927-2011) - Lot 77
Jean-Louis VERET (1927-2011) Buste d'homme Huile sur papier Vers 1950 56 x 44 cm (accidents et manques) Provenance : -Collection de Monsieur Jean-Louis VERET (1927-2011) JEAN LOUIS VERET Jean-Louis Véret (1927-2011) Architecte, urbaniste, enseignant, fut un proche collaborateur de Le Corbusier en Inde et l’un des cofondateurs de l'Atelier de Montrouge (Grand Prix national d'architecture en 1981). Sa carrière s'est distinguée par une approche sensible de la construction qui transcende les modèles occidentaux traditionnels. L'œuvre collective de cet architecte engagé a laissé une empreinte significative dans le paysage architectural moderne. Véret – Le Corbusier Après la Seconde Guerre mondiale, Jean-Louis Véret, étudiant à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts, entreprend un voyage collectif en Afrique qui influence sa vision architecturale. Ce périple, documenté dans l’ouvrage « La Marche au soleil » de Michel Bataille, attire l'attention de Le Corbusier. En 1952, une fois diplômé, il rejoint l’atelier de Le Corbusier rue de Sèvres. Il y rencontre notamment l'architecte Balkrishna Doshi (prix Pritzker 2018) qu’il retrouvera plus tard, à Ahmedabad, en Inde, où Le Corbusier lui a confié la construction de plusieurs bâtiments emblématiques tels que le Musée de la Connaissance, le siège social de l’association Mill Owners, la Maison Shodhan et la Maison Sarabhai. Ahmedabad est le laboratoire pour confronter les explorations du Corbusier à l’épreuve du réel, dans le contexte indien. La filiation de Jean-Louis Véret avec « Corbu » se prolongera bien au delà de l’Inde. Nommé architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux par André Malraux en 1968, il dirige la rénovation de la Villa Savoye, œuvre majeure de Le Corbusier, de 1987 à 1994. En 1985, l’exposition « Architectures en Inde » dans les locaux des beaux Arts à Paris et la publication du livre éponyme retrace son expérience Corbuséenne. Véret – Doshi Jean-Louis Véret (Grand Prix National d’Architecture 1981) et Balkrishna Doshi (Prix Pritzker 2018) se rencontrent en 1952, alors qu’ils sont tous deux jeunes employés au sein de l'atelier de Le Corbusier rue de Sèvres. Dans les années suivantes, les deux architectes entament une proche collaboration, pour diriger les projets architecturaux du Corbusier à Ahmedabad- Véret en Inde, Doshi depuis Paris. En 1955, Doshi retourne en Inde, prenant la relève de Véret pour achever ces projets. Cette transition s'est faite dans un esprit d'admiration mutuelle, comme en témoignent les paroles de Véret : « C'est une excellente nouvelle car au moins le bâtiment sera fini correctement. » La rencontre entre Doshi et Véret fut un pont entre deux cultures architecturales en dialogue constant. La villa Sarabhai en est l’éloquente illustration. Leur relation professionnelle s’est, au fil des ans, mutée en profonde et durable amitié. Véret – Messagier C’est en 1958 que le peintre Jean Messagier « l’architecte des effusions » et son épouse Marcelle Baumann rencontrent Jean-Louis Véret, jeune architecte à l’Atelier de Montrouge. Ils lui confient la conception et l’agrandissement de leur résidence principale à Colombier-Fontaine, dans le Doubs. Se noue alors une longue et profonde amitié. En 1962, l’inauguration du Moulin de Lougres est l’occasion d’une rencontre insolite, aussi mémorable que festive, où personnalités politiques et artistes en vogue, Serge Poliakoff, Pierre Alechinsky, Bram van Velde, Jacques Pajak, martine Franck…côtoient les habitants des villages alentour, avec un match de football artistes - marchands de tableaux pour clore les célébrations. L’esprit de fête ne quittera jamais le “Moulin Messagier”.Reprenant le concept de "la boîte en l'air » du Corbusier, ce logement-atelier s'organise sur un parcours vertical. C’est dans son Moulin que le peintre créera l’essentiel de ses œuvres. L’architecture du lieu, qui confond le bâti aux arbres et fait la part belle aux vues, ancre la création au cœur de la nature: « Je peins pour rester au niveau de la vie même, pour ne pas être dépassé par elle » écrivait Messagier, amoureux des saisons et plus particulièrement du Printemps, il écrit pour le mur du parc olympique de Séoul : « La bataille du printemps ou 3000 printemps au-dessus de nous. A chaque révolution du printemps, mes organes s’entrechoquent et je suis proche de l’évanouissement, mon sang devient sève…le souvenir de la réalité passée peut faire vivre la nouvelle car les printemps me paraissent plus riches d’année en années. Deux conseils : drapez-vous dans un jeune printemps devant les boutons d’or, Regardez le printemps de la planète Jupiter. » ( Jean Messagier traces, Francette Messagier éditions Néo 2006 ) »
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